Bon, c'est vrai, je me suis faite attendre...J'ai un peu peur de ce que vous en penserez même si Chris (qui laisse des p'tits commentaires régulièrement) et lili alias Ulyssa m'ont rassuré et encouragé apres l'avoir lu en exclusivité... c'est enfantin...c'est de moi...
Bonne lecture (j'espere)
ette nuit là j'étais tranquillement installée dans mon lit, en train de lire pour trouver le sommeil, quand j'entendis du bruit dans le couloir.
En général, je ne sors pas pour voir, mais là, le bruit persistait. J'ai regardé mon réveil il était presque minuit.
Je me levais pour aller voir dans le judas, je ne vis rien.
J'entrouvris la porte, mais je ne vis rien non plus
Lorsque je m'avançais dans le couloir je vis qu'à droite, dans le coude du couloir, il y avait une lumière étrange. Comme un mélange tournoyant de bleu, de blanc et de rose. Une lumière flamboyante jetant des raies éphémère. Comme une fontaine de lumière.
Sans m'en apercevoir, j'étais presque arrivée à ce virage mystérieux. Plus je m'approchais, plus mon cœur battait vite et fort, plus j'étais impatiente et effrayée de découvrir d'où provenait cette lueur. Comme une enfant je m'approchais sur la pointe de mes pieds nus. Comme une enfant je retenais ma respiration pour faire le moins de bruit possible.
Ce que je vis cette nuit là, vous ne le croirez jamais. Vous penserez sans doute que ce ne fut qu'un rêve.
Mais en tournant à droite dans le couloir, je découvrir un autre monde, un monde magique, un monde où tout est possible. Un monde où l'on devient ce que l'on a toujours voulu être. Cette nuit là je devins la fée chocolat, je retrouvais enfin mes ailes, longues, blanches et belles. Je retrouvais aussi mon costume en chocolat, et ma baguette en argent surmonté d'un quartier de lune en chocolat blanc.
Au coin à droite de mon couloir il y avait une grande fête. Beaucoup de mes voisins étaient présents, des elfes, des fées, des magiciens, des princesses et des princes charmants, des lutins, des hobbites, des licornes, des dragons. Toutes la population magique était là.
J'avançais les yeux ébahis devant tant de beauté. Même le ciel était merveilleusement beau.
Et sur mon chemin, sans faire attention je me cognais sur un tissu rouge. En levant la tête je découvris qu'un de mes voisins était le père noël. C'est fou ce qu'il est sympa ce mec là. On a tout de suite sympathisé. On s'est assis sur un champignon magique en buvant un verre de sirop de larme de licorne. Nous avons parlé de son métier, il m'a expliqué les difficultés à trouver du personnel qualifié et motivé. Il m'a aussi expliqué à quel point il est compliqué pour lui de satisfaire les enfants, l'industrie du jouet évolue trop vite. Et puis les enfants d'aujourd'hui sont moins patients. Le père noël m'a fait part de son inquiétude devant la disparition de l'imagination. Comme je suis une fée je lui ai donné le numéro de téléphone de mon livreur (d'imagination). Là-dessus nous nous sommes séparés, il m'a fait un câlin et un bisou sur le front. En le regardant s'éloigné je le vis sortir son portable et composé un numéro bien connu, je su que mon livreur et lui feraient des affaires.
En continuant ma visite je rencontrais ma voisine qui vit au dessus de chez moi, celle qui fait tant de bruit quand elle marche. Eh bien elle, au coin du couloir à droite, elle s'est transformé en Cendrillon. Bien entendu elle avait perdu sa chaussure et le prince qui va avec... je lui conseillais de téléphoner à l'un des 118 XXX, parce qu'on ne sait jamais ou d'aller voir au bar des princes charmants.
Ah oui ! Je ne vous ai pas dit qu'il y a des bars, des boites et des restos dans ce monde magique. Il y a même une boite d'apesanteur où tout le monde vole.
Enfin bref ! Ma voisine Cendrillon et moi nous sommes séparées là-dessus, et puis pour être gentille je lui promis de lui offrir des chaussons si elle ne retrouvait pas sa chaussure.
Comme j'étais un peu fatiguée j'ai été faire un tour au pub des fées. J'avais envie de gouter les spécialités locales. Mais je suis un peu tête en l'air et je me suis trompée de porte, je suis entrée dans le bar des supers héros. Au comptoir superman semblait être complètement ivre. En m'approchant je compris que c'était sans doute mon gardien. Je me suis vite sauvée car il fait encore plus peur en super héro qu'en vrai, tant pis pour les spécialités locales !
Bouleversée que j'étais je courus un peu et je m'assis sans faire attention dans un salon de thé entièrement rose. Là il y avait une femme extraordinaire. Fascinée je m'approchais pour l'écouter parler. Elle expliquait à son auditoire de spécialistes qu'elle avait découvert un vaccin contre la bêtise, certainement efficace contre la bêtise humaine mais elle manquait de cobaye pour vérifier. Je levais la main pour lui suggérer d'aller voir au bar des supers héros, elle trouverait sans aucun doute des volontaires.
Lassée de toute cette agitation je décidais d'aller me promener dans les rues de ce jolis pays. Les maisons et les immeubles étaient tous à colombage avec des murs brillants de milles couleurs différentes. Il y avait plein de fleurs aux fenêtres et dans les jardins. Comme des rues en arc-en-ciel. Je passais devant un magasin d'accessoires pour ailes de fée. J'entrais intriguée. Ah comme j'aurais voulu que vous puissiez voir le vendeur, comme il était beau, comme il était parfait, comme il était elfiquement parfait. Il m'a conseillé de prendre des boucles d'ailes en pierre de lune et larmes d'ange. Je ne résistais pas et je les accrochais immédiatement à la pointe de mes ailes qui se recouvrirent instantanément de reflets chatoyants et changeants.
Apres avoir vainement tenté de charmer le vendeur, je continuais ma promenade. J'avais envie de me perdre dans les méandres de ce monde magique pour en découvrir les petits paradis cachés. Et cette nuit là, je découvris la clairière du lac aux vœux.
J'ai d'abord été subjuguée par la beauté du lieu, la beauté de ce lac, comme si l'eau était lumière ou la lumière de l'eau. En m'approchant je posais mes pieds nus sur l'herbe la plus merveilleuse. Douce comme du coton et de la soie et fraiche comme recouverte d'une brume de neige. Je m'avançais ensuite timidement vers le lac. Je l'effleurais délicatement du bout de l'index ce qui déclencha une ronde de reflet. L'espace d'un instant mon doigt se fit or. L'eau était fraiche mais pas froide, mais je n'osais pas me baigner, c'était trop beau. Comme le veut la tradition je fis un vœu. Mais je ne dois pas le révéler sinon il ne se réalisera pas.
Pour me reposer un peu, je me suis allongée au soleil sous les étoiles. Je me suis racontée des histoires en regardant les nuages. Du bout de la main j'ai envoyé des bisous aux bisounours au passage de leur nuage. Ils m'ont fait un salut à une fée, c'est un arc-en-ciel qui réuni tout leur pouvoir. J'ai regardé les fées des bois panser les arbres tout en parlant avec des abeilles et avec quelques Minimoys téméraires.
Toute à ma rêverie je n'ai pas entendu venir le Prince Charmant. Il s'est assis à coté de moi. Nous nous parlions avec les yeux. Les mots étaient superflus entre nous. Il me prit par la main pour m'emmener faire une promenade. En passant à coté d'un champignon géant nous avons salué un mille pattes faisant des ronds de fumée.
Silencieusement, lentement nous sommes revenus au coin du couloir. Il m'a tendrement embrassé, un baiser plein de douceur, de magie de poésie. Un baiser d'au revoir, pour dire à demain.
Euphorique et épuisée je suis rentrée chez moi. J'aperçue ma voisine et mon gardien prenant l'ascenseur. En me retournant je vis que la lumière avait disparu.
En m'asseyant dans mon lit je vis qu'il n'était que minuit et demie.
Cette nuit là je n'ai pas eu de mal à m'endormir, car je savais que la nuit suivante aux alentours de minuit, mon prince charmant m'attendrait... au coin du couloir à droite.